ENSEMBLE, AVEC LE CHRIST, BATISSONS UN MONDE DE LUMIERE. SOYONS DES CONSTRUCTEURS ET NON DES DEMOLISSEURS. POUR LE CHRIST ET SON PEUPLE, TOUT EST POSSIBLE.

Les Bilenge Ya Mwinda (Jeunes de Lumière) sont ainsi le fruit d’une pastorale inculturée lancée par Mgr. Matondo, alors vicaire d’une des paroisses de Kinshasa (Saint Pierre). Lire

La Communauté que nous appelons aujourd’hui « Bilenge Ya Mwinda », a commencée à faire sortir ces symptômes vers les années 1972. En effet, l’histoire se rappellera qu’au cours de cette année, le pouvoir de l’époque avait interdit les mouvements des jeunes dans des églises notamment l’église catholique. L’église étant une des principales actrices de l’éducation, ce phénomène ne pouvait entrainer que des victimes dont les principales sont les jeunes qui, avec la nouvelle ère qui venait de s’ouvrir en eux, ont vu leurs mœurs se dégrader. Certains parmi eux se sont lancé à la débauche, d’autres à la prostitution, le banditisme, détournement, bref à ce que le « Bilenge Ya Mwinda » appelle les 5 D négatifs (Débauche, Drogue, Débit de boisson, Détournement, Défoulement).

Au vu de ce qui vient d’être énuméré, il faudra souligner que l’église catholique, par le biais de son cardinal de l’époque, le Cardinal Malula, n’est pas restée muette, elle a initié de plan d’action pour voir dans quelle mesure, la jeunesse pouvait encore intégrer l’église et être encadrée par celle-ci. La mission a ainsi été confiée à Mgr. Ignace Matondo Kua Nzambi, alors vicaire à la Paroisse Saint Pierre de Kasa-Vubu à Kinshasa et aumônier des jeunes dans l’archidiocèse de Kinshasa ; le cardinal Etsou était à l’époque Curé de la Paroisse Saint Pierre.

Devant cette lourde mission, Mgr. Ignace Matondo Kua Nzambi, a choisi comme méthode, l’observation, il fallait attendre lors de grandes occasion, comme la fête de Pâques, Nouvel an pour voir comment la jeunesse était plongée dans l’ambiance, aux 5 D négatifs, Mgr. Matondo, très tôt le matin, débout dans le balcon de la cure, vivait toutes ces scènes en voyant comment les jeunes sortaient de différents « Nganda ». Touché dans son amour propre, il décida d’approcher ces jeunes, cohabiter avec eux, faire d’eux ses amis, mais avec un but, « ramener ces jeunes dans l’église et les attacher au Christ».

Plus le temps passait, plus les idées naissaient dans la tête de Mgr. Matondo, il proposa donc à ces amis (les jeunes) de former une Chorale, bien sur tous ne pouvaient pas partager cet avis, néanmoins la chorale a connue ses débuts avec une petite quantité des chantres, elle a pris le nom de la Chorale « Minzoto », qu’on appelée parfois « Mwinda Ya Bilenge ». Il y avait du talent dans cette chorale, elle chantait tellement bien que certains admirateurs n’ont pas hésité à surnommer ces jeunes d’être « les Rossignoles du Christ ». C’est le début de la belle époque, l’apothéose de cette chorale qu’on pouvait désormais voir lors des grandes messes, des grandes cérémonies, que ça soit à Brazzaville ou à Kinshasa.

Nous sommes maintenant vers les années 1974, année au cours de laquelle, l’église catholique a décidé de désigner, celui qui est aujourd’hui le « père fondateur de Bilenge Ya Mwinda » comme curé à la paroisse Saint Alphonse de Matete, commune réputée par ses troubles à l’époque où l’on trouvait la plupart de grands sportifs de combats (lutteurs, catcheurs, boxeurs, etc.). Les larmes ont coulés à Saint Pierre, mais Monseigneur Matondo en tant que missionnaire, devait partir, partir non seulement parce qu’il est obligé de respecter la hiérarchie de l’église, mais aussi et surtout pour faire comprendre aux jeunes de Kasa-Vubu, qu’il n’était pas « le Principal », occasion pour eux de découvrir le véritable « Principal » qui n’est rien d’autre que le « Christ ».

Chose étonnante, à Matete, il continuait à accueillir dans la majorité, les jeunes venant de la commune de Kasa-Vubu, cela ne pourrait pas tarder à entrainer la jalousie dans le cœur des paroissiens de Matete. Ils décidèrent donc de constituer un comité pour voir leur curé et lui demander de « faire d’eux, ce qu’il a fait des jeunes de la paroisse Saint Pierre ». Timidement, ils ont réussi à commencer, il fallait initier de recollection, journée d’études, journée d’amitié des jeunes pour voir le groupe prendre forme. Ainsi, lord d’une recollection de ces jeunes de Matete, autours de leur curé, Monseigneur Matondo, au Centre Spirituel Marenza de Kimwenza à Kinshasa, ces jeunes se sont rendu compte qu’ils portaient à tord le nom de « Mwinda Ya Bilenge », car cette lumière qu’ils portaientt, au lieu de les calciner (bruler), comme ils pensaient, au contraire les transformaient, les convertissaient, ils ont alors jugé bon de changer le nom « Mwinda Ya Bilenge » en « Bilenge Ya Mwinda », (Jeune de Lumière en français ou Vijana ya Mwaka en Swahili), en abrégé « BYM » (Jn. 8,12). Désormais, il ne sera plus question de s’arrêter seulement à la Chorale, les jeunes de Matete de l’époque ont également au cours de cette recollection, demandé à Mgr, initiateur principal de BYM, de développer aussi une série des formations à leur égard.

Fort de son expérience vécue, dans la façon de vivre dans nos différentes coutumes, principalement chez les Ngwaka en Equateur, où il a passé plusieurs années, Mgr. Matondo a donc présenté aux Jeunes une « Initiation traditionnelle Négro-Africaine ». Il a appelé cette façon de vivre et d’être dans nos villages, « Mystique ». Il en a fait sortir pour ce début, 6 Mystiques ou Code de Bonne Conduite à savoir :

• La Mystique de Bondeko (Fraternité) • La Mystique de Makemba (Bananier) • La Mystique de la Case Initiatique • La Mystique de la Parole Créatrice • La Mystique de la Force Vitale • La Mystique du Palmier

Aujourd’hui, le groupe en compte officiellement 16. Mais nous sommes sans ignorer que pour ces jeunes, tout est mystique, c’est ainsi qu’en dehors de ces 16 mystiques, plusieurs autres mystiques peuvent être citées bien que n’étant pas considérées parmi les 16 ; entre autres nous avons, la mystique de la fourmi, la mystique de la forêt, etc.

En résumé, nous pouvons dire que les Bilenge Ya Mwinda (Jeunes de Lumière) sont ainsi le fruit d’une pastorale inculturée lancée par Mgr. Matondo, alors vicaire d’une des paroisses de Kinshasa (Saint Pierre), puis Curé-doyen à la Paroisse Saint-Alphonse de Matete vers les années 1972 - 1973. C’est à partir de l’initiation traditionnelle négro-africaine relue à la lumière de l’évangile qu’il va mettre sur pied cette nouvelle pastorale des jeunes. La motivation du fondateur du mouvement « Bilenge Ya Mwinda » est née du spectacle d’une jeunesse urbaine désemparée, errant, sans guide ni idéal. Il fallait donc trouver une méthode efficace d’encadrement et d’éducation adaptée aux valeurs de la culture négro-africaine pour faire connaitre aux jeunes la haute personnalité de Jésus-Christ.

Ainsi, l’Archidiocèse de Kinshasa a choisi en 1974, cette forme originale d’initier les jeunes comme une de ses options pastorales majeures. « les Bilenge Ya Mwinda », deviennent alors un effort pastoral renouvelé pour la formation de la foi et de l’engagement des jeunes.

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A bas les hyprocrites, tout droit. Tozala lokola mungwa na bileyi, mpe mwinda na mokili.

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