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Feuille de Liaison n°001 : But et Méthodes de l'initiation "Bilenge Ya Mwinda". Lire

Feuille de Liaison n°001 : But et Méthodes de l'initiation "Bilenge Ya Mwinda".

I. BUT

 Nous ne les savons peut-être pas, le but des « Bilenge Ya Mwinda » est essentiellement pastoral. Il faudra comprendre par là que ce groupe vise  d’abord : 

  • Une évangélisation en profondeur de tous les jeunes.

 Fidèle à la mentalité négro-africaine, cette œuvre d’évangélisation en profondeur est voulue sous forme d’initiation (Vers la Métanoia libératrice page 17).

Il faudra souligner ici l’originalité du projet que Mgr. Matondo, fondateur de BYM propose : « initier les jeunes à la vie chrétienne selon des méthodes initiatiques négro-africaines ». Le père des Bilenge Ya Mwinda veut que les jeunes puissent se laisser inspirer par cette méthode initiatique ancestrale en vue d’une « évangélisation en profondeur » des jeunes par les jeunes, une initiation chrétienne.

Il s’agit donc d’une évangélisation, c’est-à-dire d’un appel à la conversion et une invitation à connaître, aimer et suivre Jésus. Les jeunes cherchent ensemble, à la lumière de l’Evangile, en quoi le Christ les appelle à se convertir, à changer de vie. Dans cette évangélisation, priorité absolue est donné à la formation. Tout en encourageant les Jeunes de Lumière à rendre service dans la liturgie ou la catéchèse de la paroisse. 

  • Une nouvelle personnalité

La formation des Bilenge Ya Mwinda n’est pas un simple enseignement comportant des matières à étudier et des examens à passer. Elle est une vraie initiation, donc une croissance et une transformation de toute la personnalité sous l’impulsion de l’Esprit de Jésus-Christ : caractère, comportement, études, affectivité, connaissance de sa foi, choix de sa profession ou de son métier, orientation d’avenir (fiançailles et mariage, vocation sacerdotale ou religieuse), préparation à l’engagement apostolique. Tous ces aspects de la vie des jeunes entrent dans cet effort d’initiation et de formation intégrale.

Ce que les Bilenge Ya Mwinda apprennent au cours de leur initiation ne doit pas simplement être connu mais vécu : vécu en profondeur, avec le Christ. Les jeunes sont donc appelés à « Devenir une nouvelle personnalité en Jésus-Christ » (Col. 3,10 ; Eph. 2,5 et 4)

II. METHODES INITIATIQUES

Comme nous venons de le dire, nous le répétons encore, les Bilenge Ya Mwinda restent fidèle aux méthodes initiatiques négro-africaines. La formation se donne par étapes successives et chaque étape propose – pour employer les termes de Mgr. Matondo, - une « dose d’évangélisation ». Celle-ci conduit les jeunes jusqu’à « un certain degré de métanoia (Mot grec signifiant conversion) et d’engagement », exprimé à la fin de l’étape dans une promesse.

Deux points essentiels sont donc à retenir dans cette méthode initiatique : 

  • L’Apostolat des jeunes par les jeunes : l’autoformation qui implique l’action des jeunes de se prêcher entre-eux.  
  • Une évangélisation en communauté chrétienne vivante de jeunes, encadrés par les initiateurs.

Il faudra noter que la formation des Bilenge Ya Mwinda emprunte de nombreux éléments aux traditions initiatiques africaines : une pédagogie de Mort et de Résurrection qui apprend aux jeunes à ne plus vivre pour eux-mêmes ; des techniques et méthodes initiatiques telles que : le rôle de l’initiateur (Bagaza) et des aînés ; l’importance de la vie de fraternité dans le groupe d’âge ; l’enseignement complété par des récits et des chants adaptés ; le sens du symbole, mis en œuvre dans de nombreux rites et célébrations : la conversation confiante avec l’accompagnateur ou initiateur dans la case  initiatique ; des périodes de réclusion sous forme de retraites, faites si possible en pleine nature ; un langage spécial d’initié, s’exprimant dans les « mystiques » ; une série d’épreuves qui ne sont pas de simples exercices pénibles à passer, mais des efforts pour abandonner les comportements anciens et adopter le comportement nouveau du vrai initié ; et enfin les rites de passage, marquant la transition d’une étape de l’initiation à la suivante. Même la structure des conférences et des sermons peut s’inspirer du style et des modèles d’éloquence ancestraux (Cfr. Livres : A l’Assaut de l’Himalaya, pp. 23-25 et vers la Métanoia Libératrice pp. 49-61).

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Date de dernière mise à jour : 16/11/2012

A bas les hyprocrites, tout droit. Tozala lokola mungwa na bileyi, mpe mwinda na mokili.

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